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Le
peintre
L'homme
Originaire de Laventie, petite commune rurale des Flandres française où
son père était fabricant de galoches et de chaussures,
René DUCOURANT est destiné à prendre la succession de ses
parents. Mais très jeune, il sent naître en lui l'âme d’un artiste.
Autodidacte, il a toujours peint en côtoyant les grands maîtres de l'art.
Au retour de son service militaire en Algérie, il travaille aux côtés de
Lucien Langlet, artiste peintre de Bapaume.
Marié, son épouse le soutient
dans la plus grande discrétion. Père de quatre fils, il se réjouit de les
réunir avec leur famille en sa maison familiale de Gosnay qui jouxte son
atelier et sa
Galerie des Chartreuses, créée en 1989.

Le
peintre
Ses thèmes favoris sont multiples.
Tout est prétexte à peindre. Le sujet importe peu. Ce qui importe c’est la
peinture et l’émotion qu’elle procure.
Le monde de la mer le passionne et l’attire. La femme et sa maternité, sa
douceur et son charme. Les enfants et leurs yeux d’innocence, les ailleurs
et les choses, les fleurs et Venise et ses rêves. Les chevaux de traits
qu’il croque chaque année aux fêtes de la moisson. Leur force, leur
tendresse et leur humilité.
Mais, si il s’écoutait profondément, son thème le plus favori serait celui
de la Bible. Là où se trouve le cœur de sa foi, la réponse à ses questions,
à la joie de savoir que malgré la souffrance la vie n’est pas absurde.
- Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Ministère de la culture
2001
- 1ère Médaille d’Or, Prix Corot et Membre du jury au Salon des Artistes
Français. Grand Palais. Paris
- Grand Prix International du Portrait Paul Louis Weiller. Institut de
France
- Prix Dagnan Bouveret de l’Académie des beaux-Arts de Paris. Institut de
France
- Prix Toudouze de la Fondation Taylor. Paris
- Grand prix « Signatures » au Sénat. Paris
- Médaille d’Argent au salon de la Marine. Palais Chaillot. Paris
- Grand Prix de la S.I.B.A., Société Internationale des beaux Arts. Paris.
- Rose d’Or des Rosati d’Arras
-Membre de la Société Nationale des beaux-Arts
-Fresque de 30 m2 relatant l’histoire du Pays de l’Allœu, commandée par le
Ministère de la Culture, pour le collège de Laventie
- Grand Prix de la Ville d’Amiens, Bénodet, Lens, Lille, Le Touquet etc...
Près de 2500 œuvres en collections publiques et particulières dans 23 pays.
La majorité de son œuvre est exposée et
vendue dans la Galerie Ty Aven qu’il a créée à Pont Aven dans le Finistère
en 1985.
La Galerie des Chartreuses, prés de son atelier, à Gosnay est ouverte sur
rendez-vous et les dimanches de Décembre à Mars.
Le
philanthrope
- En 1995, il offre à la ville de Béthune un triptyque de 5 m de long
« La Nativité de la Tendresse » contre une souscription de 135 000F pour des
œuvres de solidarité. Cette œuvre fut installée par la municipalité dans
l’église St Vaast de Béthune.
- En 1996, il offre à la ville de Marles les Mines « Le Briquet » une toile
de 1,62 x 1,30m contre une souscription de 50 000F pour les œuvres de la
ville
- En 1997, l’église de Hinges se voit offrir une toile « Notre Dame enceinte
de Dieu » de 3m de haut
- En 1998, Il offre aux supporters du Racing Club de Lens et à leur équipe «
Championne de France » une toile de 4 m2
- En 1991, les parents de « Jerzy Popielusko » reçoivent au cours de leur
visite dans le Béthunois, un portait de leur fils, prêtre polonais, martyr
de la milice dans les années 80. La peinture est aujourd’hui exposée dans sa
maison natale en Pologne.
- Il a offert à la collégiale d’Aire sur le Lys une toile de 24 m2 « Le
Message du Christ »
- A la ville de Pont-Aven le portrait d’Eric Tabarly 1,30 x 0,97m exposé
dans la salle des mariages.
- A Lozinghem, une toile de 10 m2 « La Kermesse flamande » et à l’église de
Lozinghem, une toile de St Benoît Labre
Le poète
René Ducourant écrit aussi des poèmes en accord avec son art et ses
convictions profondes.
Ode à mon église (Noël 2000)
Depuis près de mille ans, sur les bords de la Lawe,
Contre vents et marées, tu essuies les bourrasques
Tu en as vu des gueux, des brigands et des casques
Fière petite église, au milieu des épaves.
Voilà sept cents années que tu attends, patiente
Comme la damoiselle derrière les carreaux,
Changeant mille fois de robe, de souliers, de sarrau,
Tournant au creux du lit ton corps dans la tourmente.
Et pourtant tu es là, fidèle au rendez-vous
Tu as su te faire belle, en conservant ton calme
Pour fêter dignement, en agitant les palmes
Du fameux Jubilé, pour accueillir l'Epoux.
Tu as vibré jadis au mitan des Chartreuses
Envoûtée par leurs chants, leurs mélodies d'Amour,
Tes murs frémissent encore des ferveurs d'alentour,
Et foisonnent tes rêves d'histoires fabuleuses.
Vois comme ils sont venus des fins fonds des villages
Les riches et les pauvres, les bergers et les rois,
Apportant leurs oboles, chantant à pleine voix,
Pour que noce soit belle, et pour te rendre hommage.
Toutes de bleu vêtues, tes demoiselles d'honneur
Rassemblant leurs agneaux au Mont Sainte Marie
T'ont couverte de fleurs, je vois que tu souris,
Parsemant au vallon des brassées de couleurs.
Le Seigneur est venu, voilà deux mille années.
A vos flûtes bergers devant l'Arche d'Alliance !
Comme de nouveaux David, entonnez la romance
Dansez à perdre haleine, c'est la fête à Gosnay.
Tu savais en ton cœur qu'un jour je serais là,
Pour vêtir avec toi les fleurs de l'arc-en-ciel,
Les pourpres et les bleus, les ocres et les miels,
T'embaumer de couleurs des splendeurs d'au-delà.
Et voilà qu'aujourd'hui, c'est la fête au village,
Et le bourgeon fleurit, c'est la Bonne Nouvelle,
Le cri des oisillons frémissant sous tes ailes
Promet de beaux matins jusqu'à la fin des âges.
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